Les microstructures médicales addictions (MSMA) se développent pour répondre aux difficultés d’accès aux soins des patients présentant un trouble de l’usage d’une substance psycho active (SPA) ou d’un comportement sans substance, entrainant des dommages importants et nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire.

Le RAMIP est mandaté par l’ARS pour être animateur territorial dans la mise en place des microstructures en Occitanie.

Il apporte un soutien administratif et logistique, ainsi qu’une expertise médicale à l’ensemble des projets de Microstructure.

Le RAMIP, déployé sur le territoire, participe ainsi à faciliter la relation entre les soins de premiers recours et les structures d’addictologie, et favorise la mise en relation des secteurs sanitaire et médico-social dans un soucis d’amélioration des prises en charge de problématiques addictives sur le terrain.

Les microstructures médicales addictions

Les microstructures médicales addictions

C’est sur le lieu habituel de soins, donc, à la maison de santé, au cabinet médical du médecin que cette prise en charge va se dérouler, avec la mise à disposition d’un.e psychologue et d’un.e travailleur.e social.e issus d’une structure spécialisée en addictologie de type CSAPA ou CAARUD.

Sur la base d’une convention passée entre le médecin et la structure médico-sociale, il est assuré un suivi régulier et efficace des problématiques d’addictions en médecine générale. Ce suivi médico-psychosocial de proximité peut être plus adapté aux situations souvent complexes de certains patients du cabinet confrontés à la précarité et dont les addictions sont associées à d’autres pathologies (troubles psychiatriques, hépatites…).
Le Plan National de mobilisation contre les addictions 2018/2022 élaboré par la MILDECA, p.53

Si le dispositif permet un accès facilité aux patients vers une réponse adaptée, il permet aussi aux soins de premiers recours de se réapproprier la connaissance et le suivi de ces pathologies, si importantes en fréquence dans une patientèle de médecine générale.

La prévention et la prise en charge des addictions représentent une priorité de santé publique, et le dispositif des MSMA est inscrit dans le plan régional de santé 2018-2022.

L’organisation des MSMA

Les acteurs

La MSMA repose, dans le territoire, sur une forte articulation entre une ou plusieurs équipes de soins primaires ou un médecin généraliste en exercice isolé et une structure médico-sociale spécialisée dans la prise en charge des addictions notamment les Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA), voire les CAARUD le cas échéant.

msma_organisation

Formation des professionnels

La formation est organisée en amont du démarrage de la microstructure et a pour objectif:

  • D’expliciter le concept et l’organisation des microstructures,
  • De s’approprier l’utilisation du Système d’information permettant le recueil des données
  • De permettre le développement des compétences en addictologie des professionnels parties prenantes.

L’activité de la microstructure médicale addiction (MSMA) est organisé autour du médecin généraliste.

Le centre de soins et de prévention des addictions (CSAPA) mettant à disposition dans la prise en charge pluri professionnelle le travailleur social et le ou la psychologue.

La microstructure médicale addiction est une organisation souple, en appui au médecin traitant, permettant une prise en charge pluriprofessionnelle pour les patients présentant des parcours complexes liés aux addictions.

En bref

–> L’implication du Médecin Généraliste est essentielle. La MSMA appelle une articulation forte avec une structure médico-sociale spécialisée en addictologie : La MSMA se constitue autour d’une équipe de soins associant un médecin, un psychologue et un travailleur social au sein du cabinet médical ou de la MSP, qui s’inscrit dans un maillage territorial des soins de premier recours.

Financement de l’expérimentation

Construction du forfait annuel par patient en microstructure médicale addiction. (Art 51)

L’objectif de la mise en place d’un forfait par patient en MSMA est double :
– prendre en compte la montée en charge de la file active d’une MSMA,
– assurer de façon pérenne le suivi des patients pris en charge.

Zoom sur la région Occitanie

La région Occitanie, particulièrement étendue, est pour l’INSEE « l’une des régions présentant les plus forts contrastes entre ses territoires », que ce soit en termes de caractéristiques physiques des 13 départements qui la composent, de caractéristiques socio-économiques des populations qui y vivent ou au regard de son tissu économique. Même si la région dispose d’une offre de soins supérieure aux moyennes nationales, cette dernière est inégalement répartie sur le territoire entraînant d’importants écarts en termes d’accessibilité géographique aux soins et à l’offre de prise en charge.

Dans le cadre de l’expérimentation nationale Art. 51, du Code de la Sécurité Sociale, l’Occitanie a décidé de créer 30 microstructures.

Cette décision répond à la demande territoriale, puisque le rapport de l’OFDT montre des consommations au niveau de l’Occitanie parmi les plus importantes du territoire national.

COMMENT CREER UNE MICROSTRUCTURE

Les étapes pour créer une microstructure.

CONTACT

Pour toute question, un interlocuteur dédié.

Chargée de mission Occitanie OUEST

Francine Quesada
francine.quesada@ramip.fr
06.69.33.38.92

Chargée de mission Occitanie
EST

Marylène Muller
marylene.muller@ramip.fr
06.69.33.35.15

Médecin Coordonnateur

Docteur Jean-Paul Boyes
jean-paul.boyes@ramip.fr
05.34.55.97.75