Héroïne et Morphine (Codéine et Opium : famille des opiacés)

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Honneur aux anciens, commençons par les opiacés. L’héroïne et la morphine (dont l’action est plus douce) sont des euphorisants. Injectées, sniffées ou fumées, elles peuvent être responsables d’overdose et induisent une forte dépendance physique et psychique. Au début, elles provoquent une sensation de bien-être extrême (lune de miel) mais après un certain temps de consommation régulière (quelques jours à quelques semaines) il se produit une accoutumance, il faut augmenter les doses pour obtenir les mêmes effets et au bout d’un certain temps, on consomme seulement pour ne pas être malade. On est devenu dépendant, l’état de manque survient quelques heures après la dernière prise, l’inconfort est permanent (lune de fiel).  On peut tout arrêter « à la dure » en quelques jours ou mieux, consulter, car les rechutes sont fréquentes. L’histoire a duré quelques mois plus souvent quelques années. « On met pour en sortir le même temps qu’on a mis pour y entrer » disait-on jusqu’à ce que les traitements de substitution viennent changer le parcours des héroïnomanes Mais ce tableau classique du toxicomane devient rare.

En effet, la consommation d’héroïne a baissé avec l’arrivée des traitements de substitution et la concurrence des médicaments morphiniques. De plus, dans notre région, elle a perdu des « clients » du fait de sa mauvaise qualité et de l’irrégularité de sa disponibilité. Les héroïnomanes « purs » sont en voie de disparition, ceux qui restent essaient ne pas se mélanger au « milieu », ce sont parfois des opportunistes ou bien des consommateurs qui ont leurs réseaux particuliers. Les nouvelles générations passent aussi par le dark web, plus sûr. L’héroïnomane classique est progressivement remplacé par un consommateur sporadique d’héroïne utilisant aussi des médicaments de substitution, de la morphine (Skenan* surtout) et d’autres drogues, notamment de la cocaïne et du cannabis. L’heure est aux mélanges et  les médicaments de substitution souvent utilisés comme variable d’ajustement « entre soin et défonce ».

Les effets sur la santé sont dominés par la forte dépendance physique, le risque d’overdose et les contaminations bactériennes et virales (hépatites B et C, VIH).

Pour aller plus loin : notre médiathèque

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