Compte rendu – Groupe de travail Pharmacologie – 4 octobre 2017

Groupe de travail, Compte rendu, Décès évitables

Présents :

Sophie ALBERT (AIDES), Dr Pierre ALLENOU (Un chez soi d’abord/Clémence Isaure), Dr Jacques BARSONY (MG), Mathilde DELARSE (AIDES), Claude MALGOUYARD (Pharmacien libéral), Dr Geneviève MOLINA (Halte Santé), Pr Anne ROUSSIN (CEIPA).

Pour RAMIP :

Jean-Paul BOYES.

Excusés :

Francine QUESADA.

 

Ordre du jour :

  • Modification de l’appellation du Groupe Pharmaco
  • Présentation de cas cliniques
  • Discussion et perspectives

 

Déroulé de la réunion

  • Modification de l’appellation du groupe :

Après discussion et suite aux dernières réunions ayant impulsé une évolution des objectifs de travail du groupe, il a été décidé que ce groupe de travail devient « Groupe de réflexions sur les décès évitables »

  • Présentation de cas cliniques :

Les professionnels des associations AIDES, MEDECINS DU MONDE, CEIP ont présenté respectivement un cas clinique portant à discussion et interrogations.

 

Discussion

Des observations découle la pertinence de pouvoir disposer :

  • D’une analyse de produit
  • De dispositifs miniaturisés de dosage ou d’analyse des produits

Anne Roussin rappelle à cette occasion l’intérêt de la déclaration au CEIP (formulaire joint) ou par téléphone au 05 62 26 06 90, ou par mail ceip.addictovigilance@chu-toulouse.fr

Outre le caractère obligatoire des déclarations d’addicto vigilance, elles offrent surtout le moyen d’enrichir les banques de données permettant une analyse des pratiques et participant ainsi à la prévention.

 

Pistes de travail et de réflexion

  • Permettre l’accès aux usagers à des analyses de produits, sans risque d’être inquiété dans le cas de produits illicites
  • L’état des lieux de la disponibilité effective sur tout le territoire des outils de RDR
  • L’analyse des possibilités dans le contexte contraint des soins psychiatriques sans consentement (SDRE (soins psychiatriques sur décision du représentant de l’Etat) ou SDT (soins psychiatriques à la demande d’un tiers) ou SPI (soins psychiatriques en cas de péril imminent))
  • L’analyse du rôle de la prison dans sa dimension d’enfermement qui permet nonobstant un temps « d’arrêt ou de pause » pour la personne. Pourrait-on imaginer des structures semblables « d’enfermement temporaire » permettant de se poser ?
  • L’analyse de la décompensation sur un mode brutal agressif ou perturbateur comme la manifestation d’une demande de protection que souvent la prison offre de manière paradoxale
  • L’analyse des difficultés d’utilisation du réseau de soins ou d’alerte pour les associations de type CAARUD soumises sur un plan légal au secret médical et au respect de l’anonymat des usagers.
  • La pertinence des prescriptions de médecine générale pour les benzodiazépines.
  • Action de prévention auprès des prescripteurs (plaquettes, affichage …)

 

Documents :

Ci-après, vous trouverez un échange laissé sur le forum du groupe MG Addiction qui montre des similitudes avec les problématiques soulevées lors de la réunion :

« Sur l’axe gare du nord-Compiègne-Noyon sévit en ce moment un crack déstabilisant un grand nombre de mes patients, ce crack m’a interpellé car il majore énormément le craving et nombre de mes patients se retrouvent en perte totale de contrôle de consommation et se retrouvent en grande difficulté psychosociale. J’ai donc fait analyser un échantillon par mon centre d’addictovigilance qui est à Caen, la réponse a été : cocaïne 69% et le reste étant du lévamisole dont un des métabolites, l’aminorex renforce l’effet amphétaminique du produit. Le lévamisole entraine des risques de vasculopathies, des agranulocytoses ou des leucoencéphalopathies. J’ai lancé une alerte à l’ARS. Avez-vous des cas similaires ?

Bonne journée

Dominique Jourdain-de -Muizon

La réponse apportée par le CEIPa de Caen en pièce jointe

La lettre de l’Addictovigilance du CHU de Bordeaux, réponse d’un participant Bordelais montrant une problématique proche de celle évoquée lors de notre réunion en pièce jointe.

 

La prochaine réunion du Groupe de réflexion sur les décès évitables aura lieu le mercredi 29 Novembre à 20 heures au RAMIP.