Compte rendu – Groupe Territorial Aveyron GT12 – 2019 #3

Groupe Territorial, Compte rendu, GT12

Présents :

Isabelle BOSCARY, Emilie CAVAGNAC, Katty CRUZEL, Karine ESPITALIER, Laura FOUCAULT, Jacqueline FRAISSENET, Sandra NORDMANN, Nadège PERREIRA-POUJOL, Anne ROQUES, Chantal SICARD.

 

Pour RAMIP :

Jean-Paul BOYES, Francine QUESADA.

 

Excusés :

Sonia BALDET, Franck DUVET, Cécile MEJANE.

 

Ordre du jour :

  • Retour sur la soirée UNAFAM
  • Les microstructures
  • Équipe ELSA de l’hôpital de Rodez
  • Mois sans tabac

 

I. RETOUR SUR LA SOIRÉE UNAFAM

Au cours du tour de table, nous souhaitons la bienvenue à Mme Sandra NORDMANN qui avait fait une demande pour intégrer le GT. Mme Nordmann est hypnothérapeute et sophrologue en libéral avec une expertise en addictologie puisqu’elle a animé des travaux de recherche et qu’elle est pharmacienne de formation. Elle présente son activité qui pour le moment est accès sur des groupes de parole de patients adultes. Elle est intéressée par tout ce qui attrait à l’addictologie dans le département. Nous lui souhaitons la bienvenue et la remercions d’être parmi nous.

 

Dans un premier temps, le GT fait un retour sur la réunion organisée en collaboration avec l’UNAFAM (Union Nationale de Familles et Amis de personnes Malades et/ou handicapés psychiques) et qui portait sur les liens entre addiction et psychiatrie.

Cette réunion était à l’attention des aidants. De nombreuses personnes étaient présentes à cette réunion, parmi le public, des aidants, des patients et aussi de nombreux professionnels au dire des membres du GT qui les ont reconnus.

Au niveau des participants, l’évaluation a été excellente. Les membres du GT ont trouvé également intéressant les échanges, même si les questions étaient plus accès sur l’addiction, que sur cette relation entre addiction et troubles psychiatriques.

Il n’empêche qu’une autre réunion de ce type aurait intérêt à être menée et notamment dans le secteur de Villefranche de Rouergue.

Cette réunion pourrait se dérouler durant le mois de mai, si un local est trouvé.

Le RAMIP se porte volontaire pour financer une telle réunion et y participer, sur le même mode que celle organisée à Rodez.

A noter que l’UNAFAM présente la création de spectacles à Rodez et à Millau portant sur les discriminations. Le RAMIP s’engage à diffuser cette manifestation. Sur le même mode, l’UNAFAM doit présenter la formation réalisée à l’attention des familles sur le territoire de Millau, le RAMIP pourrait diffusait cette information sur son site.

 

Une réunion de rencontre entre le milieu de la justice et le milieu de l’addictologie est prévue en 2020 à Rodez sur un projet élaboré par le GT.

La nomination d’une nouvelle juge d’application des peines, Mme GARDE, et la rencontre avec le SPIP (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation) est en cours pour finaliser et mettre en place cette réunion.

Un appel à projet de la MILDECA (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues Et les Conduites Addictives) avec des fonds financés par la saisie de produits frauduleux a été lancé. Madame Boscary pour le SPIP propose de déposer une demande de financement afin de pouvoir organiser cette rencontre dans le cadre de cet appel à projet.

En effet, les objectifs d’une telle rencontre sont d’améliorer la coordination des acteurs et de ce fait, d’améliorer la prise en charge des addictions en lien avec la justice ou le milieu carcéral. Plusieurs pistes d’amélioration sont soulevées par les différents acteurs ; à savoir un repérage plus efficace afin de déclencher des interventions précoces, de la même manière, un projet de groupe de parole en milieu carcéral semble être aussi une piste d’amélioration des pratiques.

 

Dans le cadre de l’animation territoriale par l’ARS (Agence Régionale de Santé), une réunion de « pilotage » devait avoir lieu ce même jour à 14 heures.

Celle-ci devait porter sur la participation des professionnels de l’addictologie, pour la plupart présent au GT12 afin de mettre en place le projet territorial de santé mentale.

Les projets ont été revus et les fiches présentées revues à la baisse.

Le GT se tient prêt à y participer dés que les fiches actions auront été validées.

Téléchargez la fiche action 17 dont le pilote est le SPIP

 

II. LES MICROSTRUCTURES

Le RAMIP est mandaté par l’ARS pour être animateur territorial de la mise en place des microstructures en Occitanie.

Le département de l’Aveyron et l’ANPAA 12 ont mené l’expérimentation à Laguiole et ont également un projet sur Sainte-Geneviève-Sur-Argence. Ils connaissent parfaitement les microstructures. Cette expérimentation portant sur 4 microstructures en Occitanie en 2018 a fait l’objet d’une évaluation qui montre tout l’intérêt des microstructures en soin premier afin d’améliorer la prise en charge et notamment en ruralité. Même si les CSAPA (Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) restent l’endroit privilégié pour assurer le suivi de cas complexes, pour les cas un peu moins lourds et surtout pour des usagers qui n’auraient pas consulté un CSAPA, les micro structures s’avèrent une ressource importante.

Une prise en charge pluriprofessionnelles sur les lieux de la maison de santé ou du moins au cabinet médical du médecin aidé en cela par une psychologue et/ou un travailleur social d’une structure d’addictologie.

Cette convention passée entre la structure et le médecin permet ainsi un suivi régulier et efficace des problématiques d’addictions en médecine générale.

A noter que l’évolution des cahiers des charges avec notamment la proposition d’une psychologue libérale qui pourrait intervenir dans la microstructure, pose quelques problèmes à certains et notamment à l’ANPAA 12 qui exprime son désir d’avoir une microstructure complète à savoir qu’elle gère le travailleur social et la psychologue.

La démographie médicale du grand Rodez pose problème, pour essayer d’améliorer cette prise en charge, il faut s’adresser vers les nouvelles installations de jeunes médecins en maison de santé.

Le RAMIP, par l’intermédiaire de la déléguée de santé, assure la couverture du territoire pour faciliter la relation entre les soins de premiers recours et les structures d’addictologie.

 

A noter que les CAARUD (Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour les Usagers de Drogues) peuvent participer à ce projet de microstructures en association avec un CSAPA ou pas.

Le principe de sensibilisation sur le terrain pour ensuite mettre en place la microstructure, va être un des axes de travail du RAMIP. Nous vous remercions par avance de nous informer si un besoin géographique de microstructure peut bénéficier de cet appui.

 

III. ÉQUIPE ELSA DE L’HÔPITAL DE RODEZ

L’ELSA (Equipe de Liaisons en Addictologie) de l’hôpital de Rodez exprime, comme elle l’avait déjà présentée au cours d’une réunion des groupes ELSA de Midi-Pyrénées au RAMIP, une problématique due aux demandes de la justice, d’alternatives aux poursuites appelées sûrement à tort « obligation de soins » et pour lequel elle se trouve un peu démunie quant à la conduite à tenir.

Le GT 12 est donc l’occasion pour Mme Boscari de faire la différence entre alternative aux poursuites/ obligation de soins/ injonction de soins et la future injonction thérapeutique qui va être mis en place sur le département ce qui demande des infrastructures et des personnels formés et un mécanisme assez complexe. Mme Boscari se propose d’aider les infirmières de l’ELSA d’y voir plus clair, et les autres structures également amènent leur expertise pour les aider et leur proposent même de voir et d’échanger sur ce sujet. C’est donc un bon moyen de pouvoir faire un échange de pratiques et de pouvoir être aider afin d’arriver à être plus à l’aise et d’avoir une attitude positive pour l’usager qui doit se plier à ces alternatives aux poursuites en allant consulter.

Isabelle BOSCARY relate le fait que le QSL (Quartier Semi-Liberté) est inoccupé en ce moment et l’a été toute l’année, ce qui a rendu caduque l’action menée en association avec le GT de sensibilisation à l’addiction des détenus au QSL. Actuellement le projet est mis en stand-by, pour reprendre, dès que de nouvelles dispositions notamment de la part de la justice seront engagées.

 

IV. MOIS SANS TABAC

Chaque structure autour de la table présente son action.

A Millau, c’est un village sans tabac qui va avoir lieu durant le week-end du 11 novembre avec des ateliers motivationnels qui vont être mis en place. Cette opération, à l’attention des fumeurs et son entourage, se fera sur inscription ou sans rendez-vous selon les situations.

A noter qu’une directive de l’ARS stipule qu’il est interdit de communiquer sur la cigarette électronique lors de ces journées nationales sans tabac, ce qui laisse songeur en terme de santé publique…

(A noté qu’un rapide sondage au niveau d’autres sites de manifestations du mois sans tabac ne retrouve pas cette consigne, spécificité aveyronnaise ?)

 

Des opérations mois sans tabac seront également faites à la mission locale de Rodez en association avec le CAARUD entre 12h00 et 14h00.

Les ELSA apporteront des informations les 6 et 20/11 au niveau du marché, mais également des interventions à l’IUT.

Le 19/11 aura lieu une conférence aux archives sur le mois sans tabac.

Le CAARUD organise une sensibilisation dans ses locaux qui a été fixé au 25/11 entre autre, sans compter les stands menés de-ci de-là dans les foyers d’hébergement d’urgence et au niveau des maisons relais.

Mme Boscary demande à ce que le groupe amène une réflexion sur une proposition sur le mois sans tabac en détention.

L’ANPAA 12 informe qu’un nouveau médecin Franca Donatella a été recruté et assure donc les consultations au CSAPA.

 

Prochaine réunion avec le GT 12 : le mardi 24 mars 2020 dans les locaux de l’ANPAA 12 à 9h30.