Compte rendu – Groupe Territorial Aveyron GT12 – 8 janvier 2019

Groupe Territorial, Compte rendu, GT12

Présents :

Camille GOMBERT, Sonia BALDET, Camille GOMBERT, Isabelle BOSCARY, Cécile MEJANE, Katty CRUZEL, Chantal SICARD, Claire GIROU, Karine ESPITALIER, Marion PELLETIER, Cécile MASSOL, Jacqueline FRAISSENET, Nadège PEREIRA-POUJOL, Nadège PAGES

 

Pour RAMIP :

Jean-Paul BOYES, Francine QUESADA.

 

Excusés :

 

Ordre du jour :

  • Retour sur la journée régionale
  • Action vers la justice et les prisons (constitution d’un COPIL)
  • Action vers l’UNAFAM (constitution d’un COPIL)
  • Action vers les MSP du sud Aveyron
  • Actualisation de l’annuaire

 

RETOUR SUR LA JOURNÉE RÉGIONALE

Le GT 12 était bien représenté à la journée régionale puisque présent en tant qu’organisateur ou acteur dans 3 ateliers.

L’atelier sophrologie entièrement organisé et animé par l’ANPAA 12 a reçu un très bon accueil au niveau des évaluations. Parmi les participants, tous s’accordaient à trouver la méthode pédagogique adaptée aux objectifs.

L’atelier Addictologie en milieu rural a également reçu de bonnes appréciations même s’il était sûrement trop complet avec trop d’intervenants. On pourrait imaginer une journée régionale entièrement consacrée à cette thématique, c’est ce qui revenait aussi dans les évaluations.

Concernant l’atelier Réduction des risques, les participants ont trouvé le temps de démonstration un peu court mais il faut avoir conscience que c’était de l’initiation et les retours ont été très satisfaisants avec notamment l’acquisition de savoir manquant chez certains professionnels de l’addiction qui n’était pas dans la réduction des risques.

Sur un plan général on a pu reprocher à cette journée le caractère trop rapide des séquences et l’absence de temps d’échange entre les participants.

Il est proposé pour la prochaine édition de mieux détailler le contenu des ateliers dans la présentation afin de ne pas décevoir les attentes.

A noter que l’atelier de « aides » n’a pas autant séduit que lors de la précédente édition.

 

RETOUR SUR LA JAM

Le RAMIP, par l’intermédiaire de Jean-Paul BOYES a participé aux Journées Aveyronnaises de Médecine (JAM).

Cette demande avait été faite par le GT 12 et Céline SEGUIN avait coordonné cette action.

Il avait été choisi comme sujet, le renouvellement de traitement substitutif aux opiacés.

La présentation vue sous l’angle de la gestion du « craving » n’a manifestement pas trouvé écho à travers le public de la salle.

En effet aucune question n’a été soulevée !

Le sujet traité était sûrement trop technique et donc il faudra, si l’occasion se représente, adapter la présentation au public.

De plus, de toute évidence, les ressources pour faire ce genre de présentation sont présentes sur le territoire et il est donc important de les mobiliser.

Il semble également nécessaire de se positionner pour l’année prochaine sur un sujet d’addictologie.

Il faut garder à l’esprit que ce genre d’intervention n’a de sens que, si elle facilite la connaissance des structures d’addictologie locales, améliorant de ce fait la prise en charge sur le terrain. On peut également se poser la question de savoir si ce genre d’intervention est le mieux adapté pour arriver à cet objectif.

On gardera tout de même comme point positif le fait que certains appels sont arrivés au CSAPA à la suite de cette intervention.

 

PROJET ADDICTO-JUSTICE-PRISON

Evaluation de l’action au quartier de semi-liberté (QSL)

La genèse de ce projet vient de la sollicitation du RAMIP par Madame BOSCARY afin que les professionnels de l’addiction de l’Aveyron puissent intervenir auprès du quartier de semi-liberté de la prison de Rodez. En effet, certains détenus n’avaient pas accès à l’information donnée par les structures intervenant au niveau de la prison, et il paraissait intéressant de prévenir leurs sorties en ayant connaissance de l’offre de soins et d’accompagnement proposée sur le département.

Dans un premier temps de GT, il est procédé à un bilan de la 1re année d’activité dans ce sens.

Madame BOSCARY explique que de nombreux changements sont intervenus au niveau du SPIP et ont perturbé le bon déroulement des procédures.

Concernant les durées de détention, celles-ci ne devaient pas excéder un ou deux mois et ainsi permettre un roulement des publics visité.

En fait, certains détenus sont restés près de 6 mois et donc ont assistés plusieurs fois à la sensibilisation, d’où une lassitude certaine.

Le QSL a été utilisé comme une détention normale, au lieu de ces fonctions d’insertion et de préparation à la sortie dans un parcours de détention.

Malgré ses réserves l’administration fait le vœu que cette action QSL puisse vivre encore et trouve sa place dans le parcours de détention. Mme BOSCARY tient à remercier les professionnels de l’addiction qui ont su persévérer et mener à bien les projets tels qu’ils s’y étaient engagés.

Les professionnels du GT acceptent de se réinvestir pour un an et s’engagent à une évaluation en fin d’année afin de modifier et d’améliorer cette prise en charge.

La nécessité d’une intervention en addictologie auprès de ce public semble faire l’unanimité mais au vu de l’activité importante des structures, l’optimisation de cette action semble indispensable.

Le calendrier pour le premier semestre est ainsi élaboré et le complet est en pièce jointe.

  • 14 février : CAARUD épice 12
  • 14 mars : ANPAA 12
  • 11 Avril : CH RODEZ ELSA
  • 19 Mai : CSAPA Ste Marie

A noter que cette année l’hôpital de Millau ne pourra pas assurer sa permanence puisque dans les
mêmes créneaux hebdomadaires, s’ouvre un hôpital de jour le jeudi matin.

 

Projet de journée d’échange prison justice et milieu de l’addictologie

Créer un lieu d’échanges entre les différents acteurs de l’addiction, de la justice et du pénitentiaire semble évident pour tout le monde.

En effet, chacun n’a pas idée des problématiques de l’autre et cela tend à créer des incompréhensions préjudiciables au suivi de l’usager qu’il soit ou non détenu.

L’intérêt de ces journées serait donc avant tout l’échange sur la présentation des modes d’exercice de chacun.

Sur le plan calendaire, la date choisie serait au cours du dernier trimestre de 2019.

Le GT donne pouvoir au RAMIP d’avancer dans l’organisation avec Mme BOSCARY à travers la création d’un comité de pilotage (COPIL) et en lien bien sûr avec le GT.

La relance de l’application de l’injonction thérapeutique qui devrait voir le jour sur l’Aveyron, pourrait servir de fil rouge à cette journée.

 

PROJET UNAFAM

Le principe est d’organiser une rencontre entre les familles et aidants de patients ayant des problèmes d’addiction dans un contexte de comorbidité psychiatrique.

Le sujet addiction et psychiatrie fait partie des problématiques quotidiennes de la prise en charge et il paraît indispensable de pouvoir en parler avec les familles qui s’interrogent régulièrement sur le rôle du produit dans l’évolution de la maladie.

Le GT donne pouvoir au RAMIP et à Mme FRAYSSINET pour l’organisation de cette réunion à travers un COPIL.

La date prévue est au printemps en fonction des disponibilités du Dr LECROQ (psychiatre addictologue à l’ANPAA)

Le lieu serait aux archives départementales sur un format en soirée.

Pour animer cette réunion, il est décidé de recueillir des questions écrites qui seront posés par des animateurs, mais aussi de procéder à un recueil des attentes bien en amont.

 

PROJET D’ACTION VERS LES SOINS PREMIERS DU SUD AVEYRON

Cette soirée est prévue pour le 19 mars.

Elle s’appuie sur la formation au RPIB (Repérage Précoce Intervention Brève) déjà mené par l’ANPAA sur ce territoire.

Le RAMIP et la fédération addiction mènent un travail sur la réduction des risques alcool en médecine générale. Cette nouvelle approche, pour les soins premiers des problématiques addictives, pourrait permettre une élévation des compétences des professionnels et une meilleure compliance des patients à suivre un accompagnement centré davantage sur les dommages que sur les consommations.

La présence du CARRUD à cette réunion est souhaitable pour présenter la notion de RDRD (Réduction

Des Risques et des Dommages) et apporter ainsi sa compétence dans ce domaine.

La présence de Matthieu Fieulaine a été évoquée mais n’est pas du tout indispensable, l’essentiel est d’aborder avec les professionnels de nouvelles voies d’abord du sujet et d’accompagnement.

Repérage précoce et RDRD constituent les axes d’un continuum de soutien aux patients en situation d’addiction ou de consommations problématiques et également, une piste supplémentaire pour les professionnels.

 

QUESTIONS DIVERSES

Le GT 12 présente la copie d’un mail reçu de l’ARS proposant aux professionnels des structures d’addiction la tenue d’une réunion le 29 janvier afin de mettre en place une structure de coordination chargée d’identifier le rôle et missions de chacun en matière de prévention.

Certains professionnels se disent étonnés de la conclusion qui évoque la mise en place d’une feuille de route des actions à mener afin d’améliorer la prise en charge des addictions en Aveyron !

Quid du RAMIP ?

Copie du courrier a été transmis au bureau directeur du RAMIP qui doit entrer en contact avec l’ARS pour des précisions.

 

Le prochain GT de l’Aveyron a été programmé le Mardi 4 Avril 2019 dans les locaux de l’ANPAA.