Compte rendu – Groupe Territorial de l’ARIÈGE et de la HAUTE-GARONNE GT09-GT31 – 2020 #2

Groupe Territorial, Compte rendu, GT09, GT31

Présents :

KOUBAA Karima, LAFFONT Hervé, NOGARET Jacques, RUFFIÉ Sylvie, SICRE Manon.

Excusés :

AL BAZZOU Najah, ANDRIEU Michelle, DUTECH Michel, HAZARD Sandra, NORMAND Etienne,
PEYRE Nathalie.

RAMIP :

BOYES Jean-Paul.

Ordre du jour :

Déconfinement : qui ? quand ? comment ?

L’objectif de ce GT en visio était de comparer les différentes formes de déconfinement et de reprise d’activités dans les différentes structures, et faire un point collectivement afin que le RAMIP puisse renseigner son site et partager les informations.

À ARPADE, il faut noter que le déconfinement a commencé avant la date officielle, puisque les consultations en présentielle sont déjà effectuées depuis 15 jours. Le déconfinement se fait en privilégiant les téléconsultations, de façon à ne pas reprendre une activité totalement équivalente d’avant le confinement et de le faire prudemment.
De fait, la problématique est de savoir qui faire venir et qui conserver en lien de téléconsultation ?
Ces décisions sont prises en équipe chaque lundi, pour savoir quels sont les usagers qui seront appelés pour une consultation en présentiel.

À En Boulou, le public à proprement parler du CTR (Centre Thérapeutique Résidentiel) ne verra la reprise que vers fin mai/début juin, puisque pour le moment la capacité d’hébergement a été réorientée vers d’autres activités. La reprise du CTR est prévue à la fin du mois.

À ARPADE, un médecin consulte et les prescriptions peuvent être faites en présentielles également.
Les protocoles de consultation sont ceux indiqués par les recommandations avec des difficultés de ventilation dans le local, mais dans le respect des règles à savoir une mise à disposition de masques, de gel hydro alcoolique et bien entendu un circuit à l’intérieur de la structure et les mesures de distanciation officielles.

À noter qu’au CSAPA (Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), il y a une prise de température faite par un professionnel à l’entrée, pas de visières mais des parois en plexiglas sont prévues. Avant sa venue, l’usager bénéficie d’un questionnaire médical permettant de chercher des signes d’atteintes par le coronavirus.

Pour le public en ATR (Appartement Thérapeutique Relais), ARPADE constate que ce n’est pas le milieu qui a posé le plus de problème.
Les suivis sont maintenus par téléphone, les usagers peuvent avoir des aides ponctuelles par l’intermédiaire des travailleurs sociaux si nécessaire.
Il n’y a pas eu de consultation sur site mais le confinement a été plutôt bien vécu.

Karima KOUBAA présente à la fois les mesures mises en place au SSR (Soins de Suite et de Réadaptation) de la Recouvrance et à l’ANPAA 31.
Pour le SSR de la Recouvrance, les services sont toujours en mode de confinement avec un confinement supplémentaire représenté par une quatorzaine pour les nouveaux entrants.
Les mesures barrières sont renforcées pour ces nouveaux entrants qui doivent porter obligatoirement un masque quand ils sont en contact du personnel soignant. Ils ont la possibilité de se déplacer en individuel dans le parc. Pour le reste, les activités sont toujours faites dans le respect des distanciations.
À noter qu’aucun cas de Covid n’a été déclaré à la clinique de la Recouvrance, preuve de l’efficacité des mesures mises en place.
Le taux de remplissage est aux alentours de 33 sur 40 places disponibles mais avec une forte demande qui s’accélère.
La direction et les professionnels réfléchissent sur un aménagement de rencontres éventuelles des familles avec certains résidents confinés déjà plusieurs semaines.

Concernant l’ANPAA31, le déconfinement est fait avec une priorité vers une favorisation du télétravail afin de protéger le personnel.
La reprise va donc se faire de manière progressive pour les professionnels et pour ceux présents au CSAPA, en terme également de volume de consultations. Celles-ci vont être sur le mode de 1 sur 3 voire 1 sur 4 ; entre chaque patient, des mesures de désinfection et de ventilation seront réalisées. Les masques vont être fournis aux usagers qui n’en n’auraient pas, les secrétaires appelant avant les consultations pour que les patients se
présentent avec un masque. A noter, qu’il n’y a pas de prise de température prévue dans le protocole.

Pour l’AAT, c’est une reprise progressive avec pour ambition un maximum de présentiel dès que possible mais dans le respect des règles recommandées, pas de questionnaire préalable, le maque est fourni aux patients il n’y a pas non plus de prise de température.

Au niveau de Foix, la reprise à l’ANPAA09 se fait sur le même mode qu’à Toulouse donc petit à petit, tous les professionnels mais de manière progressive et pour chaque professionnel les alternances de vidéo, de visio et de consultation présentielle.
À préciser que le choix a été mis sur le travail des équipes en alternance pour ne pas surcharger les locaux.

Pour l’AIPD, un bureau est dédié aux consultations présentielles au niveau du CSAPA qui va reprendre petit à petit. Le sens de circulation des usagers est indiqué et matérialisé. Il y a trois bureaux pour les consultations, qui vont être occupés 2 par 2 avec les mesures de désinfection adéquates avec une rotation de ces bureaux. Le port de masque est obligatoire pour les usagers, celui-ci est fourni quand ils n’en n’ont pas. De la même manière, une cloison de plexiglas va équiper le secrétariat qui pourra ainsi répondre sans problème aux demandes des usagers.
A Saint Girons, le médecin consulte le jeudi équipé d’une visière et d’un masque.

Le programme pour le CAARUD (Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction de risques des Usagers de Drogues) est maintenu comme il a été tout le long du confinement (sous la forme d’une délivrance en drive).

Sylvie Ruffié note la très bonne implication des pharmaciens de Foix et des alentours, qui ont accepté de délivrer de la méthadone notamment, et des TSO en lieu et place du CSAPA qui ne pouvait plus le faire. La directrice de l’AIPD s’est engagée bien entendu à régler ces professionnels sur sa dotation. Les pharmaciens ont accepté, permis ainsi une continuité des soins et une délivrance continue des produits.

Après ce tour des structures, le débat s’est engagé sur la place de la téléconsultation, plus ou moins bien vécue en fonction des professionnels et de ce qui pouvaient en attendre.
Il n’empêche que cette téléconsultation va pouvoir être étudiée avec une phase d’expérimentation en grandeur réelle qui a eu lieu et qui a quand même montré un accompagnement de qualité, puisque pour la plupart, des patients ont été contenus dans ce confinement sans de grosse dérive et une bonne qualité d’accompagnement.
Des problèmes sont venus de familles découvrant la consommation de certains jeunes et qui n’avaient pas idée de l’importance et de la difficulté de sevrage, ce qui a pu poser des problèmes.
L’absence de suivi et certaines pertes de vue de familles laissent craindre des problématiques que l’AIPD cherche à anticiper.

De même de nouveaux cas de TSO ont émergés, ceci par manque de produit pour certains, et pour d’autres, par des confinements à la campagne de citadins ayant choisis le calme de l’Ariège pour mieux vire le confinement !

Pour les CJC (Consultations Jeunes Consommateurs) que ce soit à l’AIPD ou à ARPADE, le lien a été maintenu et il y a toujours eu du soutien et des demandes en téléconsultation.

Hervé Laffont signale la problématique de Nailloux et de la micro structure médicale addictologique (MSMA) après un débat portant sur l’apparition en médecine générale de troubles du déconfinement ou du moins des troubles du confinement qui vont apparaître au moment de la sortie.
À ce propos, Hervé Laffont indique la place de la maison de santé de Nailloux, qui va essayer de débriefer et d’aider les professionnels des premiers recours face à cette émergence de nouveaux cas d’addiction ; une preuve de l’intérêt des microstructures qui vont permettre de pouvoir servir de ressources en addictologie.

Le présentiel n’a pas repris en milieu carcéral et les liens sont toujours assurés avec le SMPR (Service Médico-Psychologique Régional).
Avant de conclure, les professionnels demandent si le RAMIP peut jouer un rôle d’informations en recueillant les différents modes de reprise des différents secteurs notamment autres SSR, foyers et logements pour aider à la reprise d’activités.

Les membres du GT s’accordent pour se revoir en Visio fin juin afin de faire le point sur la première phase du déconfinement et le mode de fonctionnement des différentes structures.

Compte rendu – Groupe Territorial de l’ARIÈGE et de la HAUTE-GARONNE – GT09 et GT 31 – 2020 #2