Compte rendu – Groupe Territorial du GERS et des HAUTES-PYRÉNÉES – GT32/GT65 – 2020 #2

Groupe Territorial, Compte rendu, GT32, GT65

Présents :

BARSONY Jacques, BEAUCHAUD Alice, CARDOSO Josiane, LADERRIÈRE Ingrid, LAFFITEAU Françoise, MARZOUK Auriane, REY Sandrine.

Excusés :

CLOUZEAU Monique, GAITS Francis, MONNIER Benoît, ORTEGA Yves, SAYAG Corinne.

RAMIP :

BOYES Jean-Paul.

Ordre du jour :

Déconfinement : qui ? quand ? comment ?

L’objectif de ce GT en visio était de comparer les différentes formes de déconfinement et de reprise d’activités dans les différentes structures.

Françoise LAFITEAU pour l’ELSA (Équipe de Liaison et de Soins en Addictologie) à Auch; pendant le confinement il n’y a pas eu de consultation et l’activité était limitée au patient non Covid.
Pour la reprise des activités, la direction d’Auch n’a pour le moment pas autorisé la reprise des consultations en addictologie.
La reprise des activités de consultations dans l’hôpital se passe progressivement et l’addictologie n’a pas été désigné comme prioritaire dans cette reprise.
Françoise s’interroge sur l’intérêt d’un dépistage des soignants qui n’est pas prévu et qui pour elle devrait permettre de savoir l’état sanitaire et surtout l’état sérologique des soignants vu qu’ils ont été exposés pendant la période du confinement où tous les matériels de protection n’étaient pas disponibles.

Sandrine REY, infirmière ASALEE (Action de Santé Libérale En Équipe), décrit son activité pendant le confinement qui a été faite de quelques consultations au cabinet de médecine générale et également de nombreuses téléconsultations.
La reprise des consultations a pu se faire dès que les dotations de masques ont été effectives et ceci depuis trois semaines.
Quelques pathologies liées au confinement portées surtout sur des crises d’angoisse. Il est à noter que la microstructure de Seissan devrait amener une ressource en addictologie intéressante.

Jacques BARSONY de Clémence Isaure à Toulouse s’était joint au GT 32-65 pour expliquer que la reprise s’est faite de façon assez intense à Clémence Isaure puisque le choix des consultations présentielles ou pas, était un peu à l’initiative des usagers et la demande a été donc importante.
Les mesures barrières ont été mises en place de façon très efficaces avec masques, visières, plexiglas mais la configuration des locaux rend un peu difficile le parcours du patient à l’intérieur de la structure. Heureusement le jardin fait office de salle d’attente, surtout avec le soleil. Moins agréable, c’est la description d’un décès pendant le confinement lié à une consommation de benzodiazépines, alcool et opiacés chez un jeune de 17 ans. Cette description met le doigt sur la sensation de légèreté et de facilité des prescriptions médicales par mail mais la lourdeur de leurs conséquences parfois et la lourdeur de la conséquence de l’acte médical comme ce dramatique cas l’illustre.

Au niveau des Chemins de La Lande, Josiane CARDOSO et Auriane MARZOUK annoncent la réouverture de la structure le 02/06.
En effet, les patients étaient arrivés au bout de leur capacité de soutien que peut représenter la téléconsultation et pour certains dont la cure avait été interrompu. La situation se fragilisait considérablement.
Il est donc prévu de reprendre d’abord par une petite unité de 5 personnes et puis par une montée progressive en charge. Les patients accueillis sont en priorité ceux dont la cure avait été interrompue, ensuite au fur et à mesure des appels, ceux qui étaient déjà en instance de cure de telle façon que le planning est déjà plein jusqu’en septembre.
La quatorzaine imposée par le centre aux nouveaux entrants est limitée au port du masque. Le travail en collectif sera effectif dès le début.

À l’ANPAA 65, la reprise progressive de l’accueil physique se fait avec la mise en place des mesures barrières dont les locaux de l’ANPAA à Tarbes permettent la réalisation.
À savoir, trois salles d’attente distinctes avec trois bureaux et un nombre de professionnels limités. Le point est fait tous les lundis pour savoir quels professionnels seront présents. La société de nettoyage a intensifié son activité et permet une désinfection des locaux très régulière. Les masques sont fournis aux patients qui n’en n’auraient pas grâce à la dotation qui est suffisante. À noter que pour les médecins et les infirmières qui pratiqueraient un acte médical, la structure se dote de charlottes, surblouses et visières pour effectuer ces gestes.
Au niveau de la prison, le référent carcéral à Tarbes a repris de façon progressive au début alimenté en masques et outils barrières par l’administration pénitentiaire. Il va augmenter progressivement son activité.
À Auch, la difficulté est l’architecture des locaux qui n’a pas permis pour le moment une réouverture et à imposer une fermeture totale pendant la période de confinement puisque ces locaux sont prêtés par l’UDAF.
Une entente a été faite avec l’UDAF pour une reprise le jeudi 28/05 et avec une reprise simplement de 2 jours avec une entrée distincte et une sortie également fléchée permettant l’utilisation d’un bureau.
À noter également qu’à l’ANPAA 32, des membres des professionnels sont jugés à risques et donc fragiles et ne peuvent reprendre les consultations présentielles.

Alice BEAUCHAUD de l’ANPAA 65 rapporte la difficulté des téléconsultations mais aussi quelques intérêts, notamment l’absence de déplacement en milieu rural et un suivi de qualité, permettant de penser qu’à l’avenir la téléconsultation aura sa place.

Jacques BARSONY rappelle que dans la prévention du suicide tous les moyens de communication sont utiles pour rester en contact et aider à cette prévention en renforçant les liens.
Jacques BARSONY rapporte également quelques aspects positifs du confinement avec la « mise au repos » de certains hyper actifs qui ont découvert le plaisir de ne rien faire et pour certains ont retrouvé le sommeil.

Ingrid LADERRIERE, avant de clore la réunion, demande des précisions quant à l’utilisation de la Naloxone et notamment du Prenoxad qui a une autorisation d’utilisation par un non professionnel médical.
En effet, le Prenoxad, Naloxone injectable, indiqué dans le traitement curatif de l’overdose, est souvent un outil de réduction des risques de l’entourage, puisque c’est le fait d’avoir de la Nalaxone disponible qui permet à l’entourage d’administrer celle-ci par une injection à travers le vêtement s’il le faut, du patient atteint d’overdose.

Le RAMIP rappelle qu’une commission sur l’utilisation de la Naloxone chez les utilisateurs de TSO (Traitement de Substitution aux Opiacés) et notamment de Méthadone, et même en médecine de ville chez les usagers d’opiacés, est en cours et que des résultats et des recommandations seront diffusés.

Pour l’hôpital Le Montaigu à Astugue, la reprise se fera le 2 juin avec une ouverture progressive
Les premiers résidents seront en priorité des patients hospitalisés dans une structure de sevrage et pour les particuliers un test à l’entrée sera exigé.
Le travail en atelier, la restauration vont être étudiés pour prendre en compte les impératifs sanitaires.
Sur un plan matériel les dotations sont suffisantes.

Compte rendu – Groupe Territorial du GERS et des HAUTES-PYRÉNÉES – GT32/GT65 – 2020 #2