Compte rendu – Groupe Territorial du LOT et du TARN-ET-GARONNE – GT46/GT82 – 2020 #2

Groupe Territorial, Compte rendu, GT46, GT82

GT du mardi 19 mai 2020

Présents :

CASTEL Patricia, GALLEY Serge, GARCIN Pauline, HONORÉ Brigitte, IVERSENC Justine, MAURIZE Michèle.

Excusés :

HANON Clémence.

RAMIP :

BOYES Jean-Paul.

Ordre du jour :

Déconfinement : qui ? quand ? comment ?

 

À l’hôpital de Montauban,

la reprise est progressive pour en arriver à pratiquement un patient sur deux en présentiel à partir du 2/06. Le choix des personnes à recevoir en présentiel est le fruit d’un travail et d’une réflexion collective, et aussi le choix du professionnel qui suit le patient.
L’équipe n’a jamais été en télétravail à domicile, les professionnels sont donc sur site, et alternent les consultations et les téléconsultations.
Jusqu’en juin est présent un nombre de professionnels qui augmente au centre de consultation, il est prévu un quart d’heure entre chaque consultation pour pouvoir désinfecter les supports.
Les prises des rendez-vous sont faites où il est précisé d’être strictement à l’heure de manière à ce qu’il n’y ait pas de monde dans la salle d’attente.
Si le patient n’a pas de masque, on lui en fournit un. L’équipe n’a pas trop de demande en accès direct et donc ça se gère tranquillement jusqu’à une reprise complète.
À noter que pendant le confinement, les sevrages hospitaliers ont été maintenus ce qui est toujours le cas à ce jour.

À l’ANPAA 82 de Montauban,

il y a une reprise de l’activité progressive avec comme impératif de ne pas être plus de trois professionnels dans la structure.
Là aussi l’alternance consultations et téléconsultations est de mise.
À noter que le centre de Moissac rouvre avec deux jours d’ouverture de plus par semaine, ce qui permet une ouverture à quatre jours par semaine avec la présence d’une infirmière, d’une conseillère en économie sociale et familiale et d’une psychologue.
À Montauban, le CSAPA (Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) est ouvert tous les jours avec deux professionnels plus la secrétaire, et chaque mardi un médecin est présent. Les autres membres de l’équipe sont en télétravail à leurs domiciles.
Les masques ont été inclus dans la dotation, il y en a donc assez pour en procurer aux usagers présents.
Les professionnels du social renforcent le suivi social qui a été bien mis à mal pendant cette période de confinement.

À la Clinique du Relais de Caillac,

l’activité n’a pas cessé, elle a juste diminué pendant la période de confinement.
Tout un travail d’éducation, presque d’éducation thérapeutique est faite auprès des résidents par l’appropriation des gestes barrières et l’explication du phénomène de la pandémie du virus et des moyens pour s’en préserver.
Ce respect des gestes barrières rend d’ailleurs le séjour dynamique avec un investissement de chaque participant dans cette appropriation de ces moyens de prévention.
Les chambres individuelles sont réservées aux entrants qui sont placés dans une quatorzaine non stricte, puisque des activités collectives peuvent être réalisées pendant ce temps.
Au départ, il y a eu quelques problèmes pour se procurer des masques, mais maintenant c’est résolu, surtout avec une dotation de masques intermédiaires réutilisables qui sont confiés aux usagers et avec d’ailleurs responsabilité à eux de les nettoyer et de les laver puisqu’ils sont réutilisables 20 fois.
De même des visières sont à disposition des patients, la clinique du relais s’est fournie chez un fabriquant à Montauban, pour ceux qui ne supportent pas le masque ou qu’ils veulent l’enlever dans les chambres doubles notamment.
Un questionnaire médical est bien entendu demandé avant de rejoindre le centre. À l’admission, c’est l’infirmière qui fait remplir ce questionnaire plus des prises de température. Ces prises de température sont applicables deux fois par jour pour tout le monde, résidents et professionnels, avec d’ailleurs une fiche de tenue de température à l’entrée et à la sortie.
Le taux d’occupation n’est pas encore arrivé à son taux plein.
Le travail se déroule quand même avec des ateliers collectifs réguliers, qui sont menés sous contrôle du respect des gestes pour lesquels d’ailleurs les désinfectants et autres gels hydro alcooliques sont mis à disposition. Toutes ces mesures perturbent que peu le déroulement de la cure voire même participe à une augmentation du respect des règles, du respect des autres, ce qui peut concourir à améliorer le contact, la vie en collectivité et peut-être l’efficience de la cure.

À l’hôpital de Cahors,

l’équipe ELSA (Équipes de Liaison et de de Soins en Addictologie) poursuit son activité. L’hôpital de Cahors s’est prononcé pour l’autorisation des reprises de consultations addictologiques et tabacologiques.

Au CTR (Centre Thérapeutique Résidentiel) le Peyry,

la reprise là aussi est assez importante par les médecins et les infirmières avec quelques consignes ; notamment l’absence de déambulation dans les couloirs et dans le centre, et plus de distribution de café aux usagers. Les entrées et les sorties sont contrôlées.
Les psychologues et les éducateurs spécialisés n’ont pas repris en présentiel pour le moment, il n’y a pas de difficultés rencontrées.
À terme, le centre de postcure où dix lits avaient été réquisitionné pour les patients COVID positifs sans domicile fixe, récupère 5 lits pour la postcure et donc le centre de Pern va pouvoir rouvrir.

Divers

À noter qu’à l’hôpital de Cahors il n’y a pas de possibilité de mettre en place des sevrages puisque des services ont été regroupés, notamment le service d’hépato-gastrologie avec le service de néphrologie, bref ces services ne sont pas autonomes. Comme les gastro entérologues s’occupaient des sevrages, avec cette nouvelle configuration ils ne peuvent pas les maintenir.

La clinique de Caillac a organisé de nombreux sevrages durant cette période. Serge Galley reconnaît l’excellent travail de collaboration coordonné entre professionnels, puisqu’autant dans les accidents de sevrage où une hospitalisation a été nécessaire, il n’a pas eu de difficultés pour les faire hospitaliser, autant pour le parcours de soins type consultation ophtalmologique ou scanner, nécessaires devant l’exploration de troubles cognitifs ou de troubles de l’équilibre.
Le Dr Galley reconnaît l’efficacité de ces confrères et donc d’un parcours de soins efficient.

À noter que Brigitte Honoré nous transmet des nouvelles de l’ANPAA 46 à Cahors ; où un médecin est recruté, il s’agit de Franca Donatella qui avait déjà travaillé sur ce site, ainsi que d’un psychiatre à 20% et d’une infirmière. Il est donc de bonne augure de voir que l’activité de l’ANPAA lotoise reprend.

La date et le mode du prochain GT seront fixés en fonction de l’évolution de l’épidémie et du déconfinement.

Compte rendu – Groupe Territorial du LOT et du TARN-ET-GARONNE – GT46/GT82 – 2020 #2