Compte rendu – Groupe Territorial de l’ARIÈGE et de la HAUTE-GARONNE GT09/GT31 – 2020 #1

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Présents :

AL BAZZOU Najah, ANDRIEU Michelle, Anna, BASTIÉ Florence, GABANOU Frédéric, GODINEAU-BANCEL Aurélie, KOUBAA Karima, LAFFONT Hervé, Laurence, NOGARET Jacques, RIMANN Emmanuel, RUFFIÉ Sylvie, SANCHEZ Laure, SICRE Manon.

Excusés :

HAZARD Sandra, JEANDRA Laurent, LACOSTE Martine, NORMAND Etienne, PEYRE Nathalie,

RAMIP :

ANDRIAMANDROSO Ony, BOYES Jean-Paul, Laure GONDON, QUESADA Francine, Émilie TOGBEDJI.

Ordre du jour :

Ensemble dans le confinement pour partager, échanger et préparer la sortie

L’ensemble des professionnels ont le plaisir de se retrouver en visio conférence et de pouvoir échanger sur leurs expériences et la mise en place des modes de fonctionnement de chacun.

A l’AAT,

Le télétravail est mis en place. Afin d’assurer la continuité des suivis, des entretiens téléphoniques ont été organisés et parfois en viso pour certains usagers. A ce jour, des premiers rendez-vous commencent à être intégrés.
Les médecins assurent de la téléconsultation sur le site.
Dans l’ensemble, les usagers sont satisfaits de cette continuité de service et apprécient le soutien qu’apporte la structure dans ces moments de confinements.

À la maison de santé de Carbonne,

l’infirmière reste à l’affut des conséquences du confinement. Elle téléphone aux usagers et notamment ceux qui ont des comorbidités.
Sur le plan ressources, l’accès au service addictologie est maintenu avec un contact possible du médecin.
L’antenne de Muret de l‘ANPAA 31 fait partie des partenaires de la MSP et le RAMIP ayant fait des sensibilisations, l’annuaire du réseau est un outil utile.
Contact téléphonique pour les suivis des sevrages tabagiques.

À l’ANPAA,

Le télétravail a été organisé pour l’ensemble des professionnels avec maintien des réunion d’équipe
Le site de Toulouse est ouvert au public 2 jours/semaine avec une permanence médicale.
Des systèmes d’astreintes ont été organisé avec l’intervention d’un médecin et d’une infirmière pour le site de Muret. Une consultation en présentiel peut être envisagée.
Les usagers sont joints soit par SMS soit par le secrétariat en amont, afin de s’assurer que les conditions d’entretien sont possibles. En effet, certains usagers, notamment les adolescents et les femmes, ne peuvent pas parler librement.Sur le site de Saint Gaudens, l’astreinte est réalisée par l’éducateur et le psychologue.

Depuis le lundi 20 avril, l’accueil de nouveaux patients peut être intégré au dispositif.

Pour le site de Foix, une astreinte est assurée par le médecin et la secrétaire.
Le médecin reste en contact avec le médecin addictologue de l’hôpital pour la mise en place de sevrage si besoin.
L’équipe exprime une augmentation du rythme de travail avec une demande plus importante de lien pour les usagers.

Au niveau de la Recouvrance,

La poursuite du programme est assurée avec les mesures barrières. Les nouveaux entrants sont confinés dans leur chambre pendant 14 jours avant de pouvoir intégré le collectif, sauf s’ils viennent d’une unité hospitalière de sevrage.
De manière exceptionnelle, des sorties peuvent être organisées.
Il est à noter que la psychiatre rapporte le fait que les patients n’abordent pas le COVID19 en collectif, rôle protecteur psychologique de la structure ?
Karima Koubaa intervient aux urgences de l’hôpital de Lavaur et décrit une baisse de l’activité avec une hausse d’hospitalisation pour les patients porteurs de comorbidités psychiatriques.

À ARPADE,

Dans un 1er temps, les rendez-vous ont été maintenus autant pour les suivis que pour les nouveaux patients afin d’assurer la continuité des traitements.
Par la suite, une réorganisation de travail a été mise en place avec un lien par mail ou par téléphone pour éviter les exclusions.
Au début du confinement, des violences intra familiales ont été constatées avec des difficultés pour maintenir les relations familiales.
Les professionnels constatent une adaptation dans leurs pratiques, ce sont eux qui vont vers l’usager.Un lien téléphonique est maintenu avec le SMPR (Service Médico Psychologique Régional) ainsi qu’avec la microstructure de Nailloux.
A noter de nouvelles inclusions à la microstructure pendant le confinement.
Le CTR (Centre Thérapeutique Résidentiel) d’En Boulou reste en fonctionnement.
Il est rapporté que le SMPR poursuit son activité puisque certaines orientations sont faites vers les SSR.

Pour l’AIPD 09,

L’équipe du CSAPA assure un suivi téléphonique, il n’y a pas d’accueil physique. Au niveau des traitements, un travail de collaboration avec les pharmaciens a permis de poursuivre l’activité sans difficulté.Le CAARUD quant à lui, reste ouvert 2 jours/semaine avec un accueil individuel pour assurer des soins ou des démarches administratives.
Une livraison sous forme de Drive a été mise en place (protocole validé par l’ARS).
Les usagers remercient le travail de l’équipe, une minorité ne souhaite pas être contactée.

Au niveau des CJC (Consultations Jeunes Consommateurs), un contact est maintenu avec les familles et les adolescents.
Un courrier a été transmis aux partenaires pour les informer du fonctionnement instauré.
À la maison d’arrêt, un lien téléphonique régulier est maintenu. Il n’y a plus d’intervention physique.
Un lien est également assuré avec l’hôpital et le service psychiatrique de St Girons.
L’équipe de l’AIPD se retrouve régulièrement en visio réunion.

Pour l’équipe de la Plateforme Santé Précarité,

Les professionnels sont davantage sur le terrain. L’objectif est de redéployer des hébergements.
Suite à la fermeture de l’accueil de nombreuses structures au début du confinement, le public a été confronté à un manque de nourriture, à une rupture de traitement et dans une insécurité psychique.
Un travail de partenariat a été mis en place avec Médecins du Monde. Intermède a mis en place une unité mobile depuis la semaine dernière qui soulage énormément les équipes face aux problèmes d’addiction.
Certaines pharmacies ont refusé de délivrer les traitements pour les patients en AME (Aide Médicale de l’Etat).
De la même manière, l’accès aux téléconsultations avec un numéro de Sécurité Sociale provisoire est souvent difficile voire impossible parfois.
Les personnes vivent dans un climat anxiogène, les relations avec la Police réactivent leur histoire personnelle.
Les gestes barrières doivent être personnalisés en fonction du public en tenant compte des identités culturelles rencontrées et en maintenant un climat de confiance.
Eux seuls connaissent leur état de santé et la prudence dans l’approche s’impose.

À la maison de santé de la bastide de Sérou,

Le médecin et les infirmières ASALÉE continuent les suivis par téléphone notamment dans le cadre des sevrages tabagiques.
Il n’y a pas d’ordonnance automatiquement renouvelée, les patients sous TSO sont reçus avec le respect des mesures barrières.
En partenariat avec l’AIPD, il est envisagé d’ouvrir une microstructure.

Pour les narcotiques anonymes,

Très rapidement des réunions en ligne ont été mises en place. Des nouveaux membres participent à ces réunions. 175 sont organisées par semaine au niveau national, l’intérêt est que chacun peut participer à celle de son choix dans des communes différentes et avec le temps qu’il veut.
Depuis le confinement, les usagers sont en demande de lien et de soutien. En cas de difficultés rencontrées via la helpline, une orientation vers un médecin addictologue peut être envisagée pour l’accès au produit de substitution.

En résumé, chaque structure a su s’adapter à la situation via les outils de communication.

Une sécurisation de ces outils de communication reste indispensable. Il semblerait que l’application Teams soit la plus adaptée.
La messagerie sécurisée médimail (rattachée à une adresse existante, il est inutile de créer un nouveau compte) est également utilisée par les médecins et travailleurs sociaux.
Son avantage : un annuaire y est rattaché ; Son frein : tous les professionnels ne l’utilisent pas.

La majorité des usagers expriment pour la plupart la satisfaction de pouvoir conserver le lien avec les professionnels.
En fait c’est à présent le professionnel qui va vers l’usager : belle illustration de l’aller vers !

Le RAMIP rapporte une question parvenue avant la réunion.
Le nombre de prescripteur TSO est-il assez suffisant sur le territoire toulousain ?

Plusieurs interrogations :
– Est-ce que le public en difficulté pour accéder aux produits, est prêt à prendre un traitement de substitution ?
– En créant de l’offre, n’est-il pas risqué de provoquer plus de demande ?
– Actuellement, il doit y avoir un déplacement de consommation d’un produit à un autre.
– Une fois que la normalité reviendra, certainement que ces personnes reviendront à la consommation de leurs produits d’origine.
– Y a-t-il assez de centre de dispensation ou de prescription ?

On recense des points de délivrance, Intermède, Maurice Dide et Centre Passages.
Des sites de prescription : Clémence Isaure, l’ANPAA, éventuellement l’AAT.

A priori, les professionnels présents s’accordent pour valider l’existant tout en restant vigilants et réactifs si la situation évoluait.

Le RAMIP demande si les acteurs du réseau ont eu connaissance d’un questionnaire sur l’impact des consommations de produits auprès des professionnels de l’addiction provenant du service d’addictologie du CHU ?
L’ensemble des participants n’ont pas eu vent de ce questionnaire.

Qu’en est-il de l’organisation pour l’après confinement ?

L’ARS a mis en place une adresse mail spé-Covid : ars-oc-dd31-gestion-alerte@ars.sante.fr pour que les structures puissent demander des équipements. Il est possible également de prendre contact avec la Direction Départementale de la Cohésion Sociale : sophie.escudero@haute-garonne.gouv.fr.

Il est proposé de se réunir très prochainement pour partager les modalités de la reprise progressive d’activité.
La date du prochain GT en visio est fixée au 12 mai 2020 à 10 h 00.

Compte rendu – Groupe Territorial l’Ariège et de la Haute-Garonne – GT09/GT31 – 2020 #1