Compte rendu – Groupe Territorial Hautes-Pyrénées GT65 – 12 avril 2018

Groupe Territorial, Compte rendu, GT65

Présents :

AGRAZ Raphaël, AURAND Lysiane, ASSIE Jean-Paul, CASTAGNET Nelly, CŒUR D’ALLER Sabine, COLLIGNON Lauriane, CORABOEUF David, DELAHAYE Marie, FOURCADE Christine, GAITS Francis, GAYRAUD GAFFIER Fany, HYGONENQ Philippe, IZANS Martine, LAPEYRE Suzanne, LESTRADE PHILIPPE, LOUBRADOU Isabelle, MARIE Dimitri, MARCILLLIERE Aline, MILLET Benjamin, MOULAI Cathy, MURAT Josiane, PERPIGNAN Valérie, EYRAMAYOU Muriel, PORTELLA Manon, RHABBEUR Nadia, VIDEAU Cédric. Pour le RAMIP : Delphine LUIZ et Jean-Paul BOYES.

 

La réunion du Groupe Territorial 65 se déroule le 12 Avril 2018 de 9h30 à 12h30, dans les locaux de CASA 65. La réunion est animée par Jean-Paul BOYES, Médecin coordinateur du RAMIP ainsi que Delphine LUIZ, Chef de Service au RAMIP.

Ordre du jour :

  • Marque-page : informations
  • Point sur le Groupe de travail tabac
  • Retour sur la réunion du 15 mars 2018 avec les médecins généralistes et pharmaciens du territoire de Lourdes
  • Projet sur territoire de Lannemezan
  • Questions diverses

Après un tour de table de présentation, le RAMIP se réjouit du succès de ce GT et de voir toutes les structures représentées.

 

Marque-page

Le premier point concernait l’annuaire GT 65.

Le RAMIP explique la mise en « stand-by » du travail sur l’annuaire : la chargée de missions du RAMIP ayant quitté à son initiative le RAMIP, l’absence actuelle de remplaçant(e) ne permet pas la poursuite de ce travail. Cependant, un nouveau collaborateur est en cours de recrutement. Par ailleurs, le RAMIP fait remarquer que la dématérialisation des informations serait peut-être plus adaptée, à la fois à notre époque mais aussi à la demande.

A ce sujet, le CASA 65 et son CAARUD font remarquer que les informations sont actuellement obsolètes sur le site internet du RAMIP. Il en est de même pour l’inter secteur de psychiatrie de Lannemezan ainsi que pour le Val d’Adour. Le RAMIP s’engage donc à faire une démarche en ce sens dans les meilleurs délais et dans la mesure des possibilités pour optimiser les informations sur le site internet.

 

Point sur le Groupe de travail tabac

L’origine de ce groupe émane du groupe territorial et se fonde sur le constat que les prises en charge du sevrage tabagique semblent insuffisantes en règle générale et au niveau des structures semble-t-il aussi. Le groupe a pensé nécessaire d’optimiser cette prise en charge et donc de débuter par une réflexion collective.

La réunion est fixée le jeudi 31 mai de 14h à 15h30 et se fera dans la salle de réunion de l’Hôpital de Montaigu à Astugue. La réunion débutera par un état des lieux des compétences et des ressources en matière de sevrage tabagique sur le 65. Dans un deuxième temps le groupe essaiera de mettre en place des actions concertées collectives ou individuelles permettant d’améliorer la prise en charge. L’invitation sera adressée à l’intérieur du GT 65 et également au niveau de la CPAM auprès du Dr SAVIGNOL

 

Le débriefing de la soirée de formation et d’information de Lourdes

Il se dégage dans l’analyse rétrospective de cette soirée un point très positif à savoir la bonne participation. Nous avons compté une vingtaine de professionnels libéraux tels que des médecins, des pharmaciens et des internes prouvant ainsi l’intérêt pour l’addictologie.

Le débat s’installe au sein du GT sur les difficiles relations entre la médecine de premier recours, les structures et les centres d’addictologie. Ces relations ne sont pas le fait de personnes mais d’une méconnaissance du système de prise en charge médicopsychosociale des addictions par la médecine de premier recours.

Plusieurs pistes d’amélioration sont à travailler :

  • Se rendre disponible auprès des professionnels en difficulté face à un cas d’addiction
    • La plupart le sont bien sûr mais peut-être pourrait-il y avoir un rôle de ” spécialiste” recherché par les professionnels qui appellent.
    • Anticiper une réponse adaptée si un MG appelle, savoir flécher à l’intérieur d’une structure la réponse à donner à ce professionnel (qui répond et quoi ?).
  • Les prises en charge initiales pourraient également intégrer une liaison avec les médecins traitants, ce qui se fait dans certains centres par courrier ou par téléphone (à noter que le Dr MICHARD dans le 65 met son portable à disposition des médecins traitants). La mise dans la boucle de la prise en charge du médecin traitant avec bien entendu l’accord du patient, pourrait permettre de faciliter les relais.
  • La RDR : On note une évolution dans l’addictologie avec notamment des concepts RDR qui sont un véritable changement de paradigme dans l’approche. Ces notions de RDR ne sont pas encore bien connues de la médecine de premier recours qui ne s’en est donc pas accaparé dans son exercice quotidien.
  • A ce sujet, la mise à disposition de terrains de stage auprès des structures d’addictologie, centres hospitaliers ou SSR pour les futurs médecins en formation par le biais d’une convention passée avec la fac constitue une piste de travail et d’amélioration à long terme. Le RAMIP se propose de gérer l’organisation et le déroulement de ces stages.

Le bilan de ces rencontres est aussi positif par la possibilité qu’elles donnent à l’échange et à la compréhension. De ce fait, il est à reconsidérer les contenus et notamment les présentations afin de ne pas être contre-productif. La présentation de l’activité d’un CSAPA peut parfois décourager le professionnel qui peut penser que ce niveau de prise en charge est incompatible avec son quotidien.

 

Projets sur le territoire

Pour continuer ce programme de réunion et de sensibilisation auprès des professionnels de premier recours, le GT 65 demande à ce que la même chose soit prévue sur Tarbes et Lannemezan. De la même manière,sur Lourdes est envisagée une deuxième réunion avec cette fois une thématique plus précise, le baclofène par exemple. Le RAMIP souligne que le travail sur Lannemezan est prévu et a déjà été commencé par la Déléguée de Santé. Ce travail sera repris par celle-ci dès sa guérison suite à son accident.

Poursuites des échanges et informations :

Le GT 65 débat sur la place des internes en médecine fédérale au sein des structures. L’intérêt est évident et l’échange est intéressant. Cela va préparer les structures à participer aux formations qui vont leur être demandées dans un délai de 2 à 3 ans, dans le cadre de la formation spécifique à l’addictologie et auxquels les stages en structure seront intégrés.

Le RAMIP présente le phénomène du Chem Sex qui actuellement débute et touche surtout une population homosexuelle majoritairement. Le principe en est la pratique d’une sexualité de groupe sur des temps longs avec l’aide de différentes substances, dont les nouveaux produits de synthèse, Katinones, disponible sur internet et d’un coût modéré permettant une utilisation intensive. Une forme de Chem sex, le Slam, recours à l’injection de ces produits. Cette population n’a pas l’habitude des structures d’addictologie puisqu’elle n’est pas frappée par les addictions fréquentes. Néanmoins les centres de dépistage sont concernés et peuvent être sollicités car il y a des prises de risques au moment des pratiques sexuelles. Les professionnels de l’addictologie doivent pouvoir repérer et dépister ces pratiques dans un but de prise en charge et de RDR.

Le RAMIP rappelle également la tenue de la Journée Régionale 2018. La date est fixée au 18 décembre 2018 au Centre des Congrès Diagora à Labège. Cette journée sera placée sur la thématique de la réduction des risques pour la plénière, ensuite 7 ou 8 ateliers exploreront les différents champs de l’addictologie en Midi-Pyrénées.

 

Questions diverses :

  • CASA 65 présente la venue pour une formation à l’entretien motivationnel de Pascal Gache. Celui-ci pourrait être disponible lors d’une soirée, les 19, 20 ou 21 Juin 2018. Le groupe est amené à proposer des idées de réunions qui pourraient bénéficier de son expertise.
  • Mouvement d’aide et de soutien aux personnes et à leur entourage, confrontés à un comportement addictif : alcool, tabac, cannabis, héroïne, cocaïne, produits de synthèses, … Mais aussi trouble du comportement : alimentation, jeux, sexe, écrans…

 

Prochain GT :

Compte tenu des divers groupes et travaux en cours sur le territoire déjà mobilisateurs de temps, le prochain GT est prévu pour début 2019, lequel permettra de présenter l’avancée de ces travaux à tout le groupe. La date fixée vous sera proposée en fin d’année 2018.