Compte rendu – Groupe Territorial Hautes-Pyrénées GT65 – 2019 #3

Groupe Territorial, Compte rendu, GT65

Présents :

Raphaël AGRAZ, Alice BEAUCHAUD, Mathilde CANTON, Sarah CAUSERO, Marie DEMAEGDT, Jean-Michel DURAND, Nicolas FRECHOU, Francis GAITS, Nadine GIRAUD, Martine IZANS, Joseph KOLLROS, Ingrid LADERRIÈRE, Nathalie LECLERCQ, Catherine LINARD, Isabelle LOUBRADOU, Carole PALLARÈS, Jean PAULY, Valérie PERPIGNAN

 

RAMIP :

Jean-Paul BOYES, Francine QUESADA

 

Excusées :

Brigitte BALTAREJO, Catherine GUIDICI, Jocelyne MICHARD

 

Ordre du jour :

  • Retour sur les journées portes ouvertes du Val d’Adour à Lafitole
  • Point sur les pharmaciens de Lannemezan
  • Les microstructures
  • Le mois sans tabac
  • Chorale thérapeutique

 

Au cours de la présentation de chaque participant à ce GT (Groupe Territorial), nous en arrivons Mr KOLLROS, qui pour la première fois, se présente au GT.

Il est le représentant de l’association, Les étoiles des Pyrénées, agissant dans la prévention en milieu festif et travaillant bien sûr sur la RDR (Réduction des Risques) dans les soirées ou spectacles qui regroupent la jeunesse du département.

L’équipe ne distribue pas de matériel de RDR, tel que roule ta paille ou matériel d’injection, mais travaille dans la RDR alcool et en prévention des maladies sexuellement transmissibles, de même, l’équipe assure une prévention de la sécurité routière par la distribution d’éthylotests. Mr rappelle que la RDR dans le milieu festif n’est pas une prévention de la sécurité ce qui est parfois mal compris par les comités des fêtes.

Le GT 65 démarre donc, après que le RAMIP a rappelé l’importance des inscriptions qui permettent d’un seul clic, en remplissant juste le nom, de prévoir l’affluence sur ce groupe territorial.

Pour mémoire, il y avait plus du double des participants que ceux inscrits !

 

I. RETOUR SUR LES JOURNÉES PORTES OUVERTES DU VAL D’ADOUR À LAFITOLE

Certains participants avaient pu assister à cette manifestation qui proposait une conférence des Docteurs NAVARRO et JULIAN du service d’addictologie du Pr FRANCHITTO.

Une présentation dynamique et contradictoire présentant en fait la complémentarité qu’il y a entre RDR et abstinence. Le sujet choisi était particulièrement pertinent à Lafitole où la décision d’abstinence est choisie par les résidents ou la RDR est parfois vécue comme une difficulté à la réalisation des objectifs choisis.

A noter que le RAMIP avait demandé aux Drs NAVARRO et JULIAN la possibilité d’avoir ce diaporama pour le diffuser sur le site. Ce qui avait été refusé, non pas par souci de propriété ou autre, mais parce-que selon le Dr JULIAN, l’intérêt de la présentation venait justement de l’interaction et de la complémentarité des intervenants dans la formation.

Les participants du GT débattent sur l’offre de soins en addictologie, dont la RDR prend une place de plus en plus prépondérante, mais qui parfois pose des problèmes. Comme souvent dans l’histoire des nouvelles prises en charge, on a parfois tendance à les pratiquer en excès alors qu’il faut écouter la volonté du patient ou de l’usager. Néanmoins ce sujet reste complexe, puisque souvent, on ne sait pas si vraiment les volontés exprimées par les usagers sont le reflet exact de leur intention ou une tentative de coller aux représentations sociétales du soin et de son acteur.

L’équipe du CASA 65 (Centre d’Accueil et de Soins en Addictologie) profite de ce débat pour exposer le projet qu’il mène en ce moment avec Matthieu FIEULAINE.

Ce projet consiste en un accompagnement des structures, notamment dans l’hébergement, pour mettre en place un encadrement des consommations dans les établissements. Un projet a été déposé à l’ARS (Agence Régionale de la Santé), la demande est en cours.

Le CAARUD (Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour les Usagers de Drogues) de CASA 65 est une unité mobile. Le problème de la consommation en CAARUD ne se pose pas, mais tout le monde sait que la consommation notamment d’alcool en CAARUD, est une valeur qui évolue à peu près sur tout le territoire par justement adaptation des principes de RDR.

 

II. LES PHARMACIENS DE LANNEMEZAN

Le RAMIP exprime les conclusions de son travail auprès de ces 4 pharmaciens. Le projet était de les réunir afin de recueillir leurs difficultés et leurs freins à la délivrance des TSO (Traitement de Substitution aux Opiacés) ou de participer au programme d’échange de seringues. Ils ne sont pas arrivés à se mettre en cohérence et à trouver une date à laquelle ils pouvaient se réunir. Notre tentative n’a pas abouti.

Il faudra donc s’appuyer vraisemblablement sur les soirées d’informations mandatées par l’ARS sur les microstructures pour les inviter à y participer et les intégrer dans la boucle de l’addictologie.

 

III. LES MICROSTRUCTURES

Francine QUESADA, consultante au RAMIP, présente donc la définition d’une microstructure.

Il s’agit d’amener auprès d’un médecin d’une maison de santé pluri professionnelle, une ressource psycho-sociale par l’intermédiaire de deux professionnels de CSAPA (Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) : la psychologue et le travailleur social. La structure d’addictologie qui participe à la microstructure est financée par l’ARS.

A noter que la psychologue de la MSP, si elle justifie d’une formation en addictologie, peut intégrer la microstructure.

Le RAMIP est mandaté pour animer sur le terrain la mise en place de ces microstructures.

Pour y parvenir, le territoire soit par nécessité géographique, soit par demande du terrain organise des réunions de sensibilisations.

Au cours de ces réunions les principes généraux du soin en addictologie sont présentés et souvent, elles débouchent sur la demande de création d’une microstructure.

Le suivi est assuré aussi par La consultante du RAMIP sur le terrain avec recueil des difficultés rencontrés

Les comptes rendus sont remontés au niveau du COPIL à l’ARS.

La mise en place des microstructures demandée par l’ARS a manqué de rationalité puisque les différentes structures n’ont pas pu véritablement se positionner par absence du cahier des charges.

Vous trouverez en téléchargement le cahier des charges dans la dernière version que nous avons reçu, ainsi qu’une évaluation qui a été réalisé sur les 4 microstructures installées de façon expérimentale en Occitanie.

Depuis longtemps, le RAMIP par l’intermédiaire de son action vers les soins de premiers recours, avait préparé le terrain pour mettre en place ces microstructures.

Devant le travail réalisé, l’ARS s’est ensuite prononcé pour l’animation du bassin sur cette thématique. C’est donc en cas de demande émanant du terrain, que le RAMIP se propose à ce que vous le sollicitiez pour pouvoir multiplier le nombre de microstructures sur le territoire qui semble une des solutions pour amener de l’addictologie au contact du soin premier.

 

IV. LE MOIS SANS TABAC

Le groupe territorial termine par un retour sur le mois sans tabac.

Celui-ci a été assez dynamique sur les Hautes-Pyrénées avec des emplacements qui se sont révélés plus ou moins pertinents.

Ainsi les grandes surfaces ont vu pas mal de contacts créés sur les stands un samedi. A Lannemezan notamment, de très bons retours ont été décrits.

L’association Vie Libre a œuvré à la fête de Vic-en-Bigorre, mais malheureusement comme il y avait la fête, le marché a été beaucoup moins fréquenté et un peu moins de monde a été sensibilisé. Néanmoins, de nombreux kits ont été délivrés à la demande des personnes touchées par la sensibilisation.

Au centre médical de Bagnères, on note une absence de collaboration au niveau des pharmacies avec notamment l’absence d’affichage de la campagne de prévention.
Sur le centre de Montaigut, au cours d’une journée BPCO, des sensibilisations ont été mises en place. L’ANPAA (Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie), elle-même a travaillé, en milieu scolaire puisqu’une sensibilisation a été faite auprès de 40 lycéens.

Le groupe territorial confirme que la consigne de ne pas communiquer sur la e-cigarette avait été donnée par l’ARS.

A Lafitole, les infirmières ASALEE ont animé des opérations du mois sans tabac.

Quant à CASA65, ils ont participé aux diverses opérations, et notamment celles auprès du personnel du Conseil Départemental.

 

IV. LE MOIS SANS TABAC

Avant de conclure ce compte-rendu, vous trouverez en téléchargement un CV pour une étudiante en psychologie qui travaille sur la musicothérapie. Elle cherche dans le  département des Hautes-Pyrénées à construire une chorale thérapeutique pour appliquer les principes de musicothérapie dans l’addictologie comme vous pourrez le voir dans la présentation de son CV. Il nous a semblé intéressant que vous soyez informé si jamais vous avez la possibilité de lui offrir un terrain pour mettre en place cette expérimentation.

 

Le prochain GT 65 aura lieu à l’hôpital le Montaigu le mardi 25/02/2020 à Astugue.

Cahier des charges du dispositif des microstructures médicales addictions

Évaluation du réseau microstructure en Occitanie 2017/2018

CV Musicothérapeute

Compte rendu – Groupe Territorial Hautes-Pyrénées GT65 – 2019 #3