Compte rendu – Groupe Territorial Hautes-Pyrénées GT65 – 5 juin 2019

Groupe Territorial, Compte rendu, GT65

Présents :

Raphaël AGRAZ, Brigitte BALTAREJO, Carole BOUZIGUES, Josiane CARDOSO, Nathalie CUGERONE, Marie-Anne FORTON, Francis GAITS, Christine GONZALES, Martine IZANS, Sarah KARAOUNI-CAUSERO, Ingrid LADERRIERE, Nathalie LECLERCQ, Isabelle LOUBRADOU, Jocelyne MICHARD, Catherine MOULAI, Valérie PERPIGNAN, Fadila YEMBOU

 

RAMIP :

Jean-Paul BOYES, Francine QUESADA

 

Excusés :

Cécile BATAILLON, Fany GAYRAUD, Monique KATKOFF, Yves ORTEGA

 

Ordre du jour :

  • Retour sur la soirée de Lannemezan
  • Questions diverses
  • Les microstructures

 

RETOUR SUR LA SOIRÉE DE LANNEMEZAN

Après le tour de table de présentation, l’essentiel du GT porte sur la soirée de Lannemezan qui a été annulée en raison de l’absence de réponses et d’inscriptions en ligne officielles. Un seul médecin s’était en effet inscrit.

Des médecins ont pu exprimer leur « mécontentement » quant à cette annulation. Il leur a été répondu que l’inscription était indispensable. Le RAMIP alerte sur le fait qu’il ne peut pas s’engager à se déplacer et organiser ces rencontres sans avoir connaissance du nombre de participant.

Néanmoins, force est de constater qu’il y a une demande importante concernant cette soirée.

De fait, un groupe de médecins a demandé à ce que la réunion initialement prévue 22 mai 2019 soit présenté le 03 juillet au cours de leur soirée de FMC (Formation Médicale Continue).

Cependant, Cécile Bataillon est absente à cette date pour raison de congés annuels.

Au vu de son investissement dans cette rencontre vers les soins premiers afin d’améliorer les prises en charge, il n’est pas envisageable d’organiser une telle réunion sur Lannemezan sans sa présence.

Il semble donc nécessaire de reporter cette réunion. Deux solutions sont discutées :

  1. L’une serait de demander au groupe de médecins d’étendre la réunion à la présence des pharmaciens
  2. L’autre serait de réorganiser cette réunion demandant d’être présents et mobiliser leur troupe

Le RAMIP va se mettre en contact avec ces professionnels pour essayer de trouver la meilleure solution et d’organiser dans le dernier trimestre de l’année cette réunion qui semble absolument indispensable.

Le RAMIP entend également la problématique des pharmaciens. En effet, il est totalement anormal de voir des prescriptions de TSO refusées ou qu’il y ait des problèmes pour mettre en place des programmes d’échanges de seringues. C’est également illégal car si l’on se réfère au code de santé publique, la loi dit :

« Le pharmacien ne peut refuser la délivrance, sauf si l’intérêt de la santé du patient l’exige. Il informe alors le prescripteur de ce refus et en fait mention sur l’ordonnance » (Art R. 4235-61 du Code de la santé publique).

Le RAMIP s’engage donc à rencontrer les pharmaciens du plateau de Lannemezan et de les réunir sur un format court (entre 12h00 et 14h00) pour essayer de recueillir leurs doléances et de voir comment préparer avec les structures la résolution de cette  roblématique concernant la délivrance de TSO.

Pour conclure, la réunion va essayer d’être réorganisée dans le dernier trimestre de l’année 2019 dans un format qui reste encore à définir et à destination des soins premiers afin de souligner le caractère pluri-professionnel de l’addiction.

 

QUESTIONS DIVERSES

1. Il est décrit un problème avec la prescription des TSO en sortie de prison qui sont prescrit pour une durée de 8 jours. Les usagers qui sortent de prison sont donc confrontés à une grande difficulté. Une décision est prise de joindre les professionnels du pénitentiaire afin de les inviter à un prochain GT.

2. Retour sur les formations RESPAAD de la part d’une infirmière ASALEE qui a participé à l’une de ces formations. La formation proposée était de niveau 1 et n’était donc une formation de formateur. La conclusion est un peu décevante.

3. L’association VIE LIBRE revient sur les journées de l’addiction du 04 mai 2019 auxquelles elle a participé au forum des associations à Tarbes. A noter la présence d’une association de prévention en santé « Les étoiles des Pyrénées » qui intervient tous les jeudis de 08 :00 à 00 :00 au quartier de l’Arsenal à Tarbes. Le CASA se propose de les rencontrer.

4. Autre point posé par l’ANPAA : La mise à disposition de matériel de réduction des risques lors de l’encadrement des fêtes locales (disposition en milieu festif). Cette question n’est pas totalement tranchée. Pour le CASA, la délivrance se fait par le biais du CAARUD.

5. La communauté thérapeutique de Lafitole signale que les journées portes ouvertes auront lieu le 19 septembre 2019. Le RAMIP propose d’intégrer cette information dans sa lettre d’info.

6. Présente à ce GT, L’ARS rappelle l’invitation du 25 juin de tous les acteurs dans le cadre de la santé mentale puisque c’est dans la droite ligne d’un projet régional de santé mental.

Les thèmes abordés seront :

  • Le repérage précoce
  • Le parcours de soin
  • L’accès au soin
  • L’urgence en psychiatrie
  • Le respect et la promotion des droits des patients
  • Les déterminants sociaux de la maladie mentale

 

LES MICROSTRUCTURES

Le RAMIP est impliqué dans la mise en place des microstructures sur le territoire. Ces microstructures se veulent une alternative à la désertification et à la pénurie de ressources addicto sur le territoire.

C’est l’apport d’un professionnel du milieu sociaux-éducatif et d’un professionnel psychologue au cabinet d’un médecin généraliste après la signature de la convention entre la structure et ce médecin.

L’ARS soutien et met en place le cahier des charges avec à priori une rémunération à l’acte ou du moins par patients inclus et suivis.

Les difficultés soulevées par les structures sont celles de dégager du temps de personnel qui n’excède pas 0.20% ou 0.40%. Peut-on embaucher là-dessus ?

Néanmoins, si pour certaines structures il n’est pas évident que le territoire ait besoin d’être couvert de cette manière, pour d’autres c’est une bonne préparation aux futures prescriptions qui font largement défaut sur le terrain. En effet, il revient à chaque GT cette difficulté pour réorienter les patients sous TSO qui ne trouvent pas de médecins susceptibles de leur en prescrire. La microstructure peut représenter à ce moment-là une solution.

Le RAMIP sera certainement une des courroies de transmission à défaut de coordonner le système.

 

Le prochain GT aura lieu le 3 Décembre à 10h00 à Tarbes dans les locaux de l’ANPAA.